mardi 29 mai 2012

Combien d’eau y a-t-il sur Terre ?

Article du site http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr (20/05/2012) :


L'infographie est parlante. Il faut imaginer qu'un puissant sorcier a, grâce à un maléfice habile, siphonné toute l'eau présente sur Terre et l'a réunie dans une sphère, un petit satellite liquide posé sur notre globe soudain asséché. D'un coup d'un seul, notre planète bleue est devenue brune et il y a comme une surprise à voir les océans, mers, lacs, calottes polaires, rivières et glaciers, qui recouvrent en temps normal plus de 70 % des 510 millions de km2 que compte la Terre, se résumer à un cochonnet de seulement 1 385 km de diamètre, soit à peu près la distance qui sépare Paris d'Alger à vol d'oiseau.

L'eau sur Terre est un peu comme une feuille de papier cadeau recouvrant une boule de bowling. Depuis l'espace on ne voit presque qu'elle, elle donne sa couleur à notre planète mais ne représente qu'une minuscule fraction (0,023 %) de sa masse. Combien y en a-t-il exactement ? Si l'on revient à notre image, cette bulle contient 1,386 milliard de km3 d'H20. Comment se répartit-elle ? Les plus gros fournisseurs, et de loin, sont évidemment les océans et les mers, avec 1,338 milliard de km3. Ils arrivent loin devant deux quasi ex-aequo (environ 24 millions de km3 chacun) : les calottes polaires (Groenland et Antarctique), glaciers et neiges éternelles d'un côté, l'eau contenue dans le sous-sol et dans la croûte terrestre de l'autre. Les miettes qui restent reviennent, dans l'ordre décroissant, aux glaces du pergélisol, aux lacs, à l'humidité des sols, à l'atmosphère, aux marais, aux cours d'eau et, enfin, à toute cette eau si importante pour nous, celle qui est prisonnière des organismes vivants, celle sans qui vous et moi ne serions que des momies. On estime que toute la vie terrestre regroupe un peu plus de 1 100 km3 de cette eau dite biologique.

A lire cette longue énumération, on s'est sans doute aperçu que l'eau douce ne représente qu'une part minoritaire du total : environ 35 millions de km3. C'est la perle à droite du cochonnet sur la carte ci-dessous. Mais, dans cette petite portion, la plus grande partie de l'eau est hors d'atteinte des êtres vivants, soit parce qu'elle est congelée dans les inlandsis, soit parce qu'elle est enfouie dans les entrailles de la Terre. Si l'on ne prend en considération que l'eau facile d'accès, celle que l'on trouve dans les lacs non salés, les marais, les fleuves et les rivières, il ne reste plus grand chose. Avez-vous repéré le petit point bleu sur cette deuxième infographie, sous la perle dont je viens de parler ?
 

Cette tête d'épingle a moins de 60 km de diamètre. Elle contient toute l'eau douce aisément disponible pour la vie terrestre. C'est dans cette minuscule réserve que 7 milliards d'hommes puisent pour boire, irriguer leurs cultures, abreuver leurs animaux d'élevage, faire tourner leurs usines, alimenter leurs centrales électriques, etc. Et, si on met Homo sapiens de côté, quantité d'autres organismes vivants en dépendent aussi. C'est en voyant ce genre d'image que l'on s'aperçoit mieux, qu'entre la sécheresse et nous il n'y a presque rien. Que l'eau est plus rare qu'il n'y paraît. Parce que la Terre est une brune qui se teint en bleu.

vendredi 25 mai 2012

"Comment les cadres gagnent du temps avec les réseaux sociaux"

Article du site www.usinenouvelle.com (16/05/2012) :

Selon une étude réalisée par le cabinet Millward Brown pour Google et présentée le 15 mai, les cadres estiment que les réseaux sociaux leur permettraient d’améliorer de 20% la productivité dans leur entreprise.
Les marques avaient déjà appréhendé l’intérêt des réseaux sociaux pour faire leur promotion, via des "fan page" sur Facebook et autres comptes Twitter… Elles entrevoient désormais assez distinctement l’utilité des réseaux sociaux en interne. L’argument massue avancé par les cadres interrogés ? Ces différents outils - notamment les réseaux internes type Yammer ou Chatter - leur permettraient de gagner du temps.

2h économisées par tâches
"Les ¾ des sondés ont affirmé qu’ils économisaient du temps", avance Pierre Gomy, directeur marketing France pour Millward Brown. Jusqu’à 2 heures pour chacune des tâches. Une assertion surprenante quand la plupart des études ont pour habitude d’épingler  les réseaux sociaux car ils distraient les salariés dans leur travail. "Oui mais là, on parle bien d’un usage professionnel", explique-t-il. Le gain de temps se ferait donc en évitant des déplacements pour rencontrer des collègues ou des clients, en envoyant et lisant moins d'emails ou encore en limitant les réunions internes.

La frilosité de l'industrie
C’est ce qui explique que la majorité des cadres se sont montrés majoritairement enthousiastes face à la généralisation de ces outils. Seul 1/3 reste plus sceptique. "Selon eux, ces activités sont chronophages et pas suffisamment sécurisé", développe-t-il.
Une composante essentielle, notamment dans l’industrie. "Les entreprises les plus friandes de réseaux sociaux se trouvent dans le secteur de la publicité et des médias. Les industriels l’utilisent moins pour le moment".

Une tendance à la généralisation
Pourtant ces outils semblent se généraliser. "Les usages vont évoluer, ils vont se généraliser dans l’entreprise", prédit Pierre Gomy. Si le "top management" était jusque-là le plus réceptif, cet appétit pour les réseaux sociaux devrait s’étendre aux autres fonctions de l’entreprise… Et à différents secteurs.

Animer sa communauté... en interne aussi
"Certaines grandes enseignes maîtrisent les notions de communautés", explique-t-il. "Elles ont bien saisi l’enjeu. Les marques fortes de demain seront les entreprises 'conversationnelles'". Celles qui réussiront à faire parler d’elles donc. Et de citer Oasis ou Coca-Cola qui ont animé de véritables communautés sur les réseaux sociaux.

"Pampers par exemple a très bien compris qu’il ne fallait pas parler de ses produits mais de ce qui intéresse ses clients, à savoir les enfants. Tout l’enjeu est de susciter un taux de conversation qui soit fort. Et c’est pareil pour les réseaux internes si les entreprises veulent que cela fonctionne", conclut Pierre Gomy.

Matinée de l'efficacité énergétique

La CCI du Mans organise en partenariat avec Studeffi une matinée de l'efficacité énergétique, le jeudi 28 juin de 9h à 12h. 

Trois ateliers sont programmés :
- Bien choisir son contrat de fournitures d'énergies.
- Consommer moins d'énergie : des solutions concrètes.
- Maîtriser son énergie : les outils de suivi.

Ces ateliers sont suivis d'une intervention sur la valorisation de la démarche d'efficacité énergétique.

Pour télécharger la plaquette d'informations, cliquer ICI

Pour s'inscrire, cliquer ICI.

jeudi 3 mai 2012

10.000 salariés interrogés sur leur vision de l'entreprise idéale

Article du site : www.anact.fr (13/04/2012) :

Les salariés se sentent-ils en phase avec les orientations de leur entreprise ? Lui font-ils confiance ? Qu’attendent-ils d’une entreprise en général ? Leur entreprise répond-elle à ces attentes ? Les salariés de 16 pays différents répondent.
L’Observatoire du Travail BPI / BVA / L'Express / L'Institut du Leadership a rendu publique le 22 mars 2012 les résultats de son enquête sur le thème de l’entreprise idéale.
Menée par BVA auprès de 9145 salariés issus de 16 pays différents (Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Chine, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Italie, Maroc, Pologne, Roumanie, Royaume Uni, Russie, Suisse), l'enquête permet d’analyser leurs perceptions et leurs attentes à l’égard de l'entreprise et du travail.

Pour les salariés interrogés, les critères les plus représentatifs de l’entreprise idéale ont trait à :
  • l’attention portée au travail bien fait,
  • la confiance manifestée envers les salariés par l’entreprise,
  • la qualité du service rendu aux usagers.
64 % des salariés Français jugent que leur entreprise est proche de l’entreprise idéale. Un score inférieur à celui des Suisses, le plus élevé de l’enquête avec 78%. Le taux de satisfaction le plus bas est attribué aux salariés russes, avec 55%.

Plus particulièrement, les salariés français se montrent moins satisfaits que les salariés des autres pays sur les critères suivants :
  • la qualité de l’information interne (59% pour une moyenne internationale de 68%),
  • la possibilité de donner son opinion (66% pour une moyenne internationale de 78%),
  • la proximité et l’écoute du management (59% pour une moyenne internationale de 74%).

 

Du plaisir à venir travailler

En France, les salariés sont 80 % à ressentir du plaisir « à venir travailler » (96 % pour les salariés brésiliens affichant le score le plus élevé, 85% en moyenne internationale). Pour les auteurs de l'enquête, ce résultat peut être corrélé à deux dimensions perçues de manière positive:
  • 86 % mettent en avant les « relations avec les collègues »,
  • 80 % soulignent l’importance de la nature et du contenu du travail.

 

Etre mieux payé et avoir un emploi stable

Mais ce résultat ne doit pas pour autant faire oublier que les salariés ont des besoins et des attentes forts. Etre mieux payé et avoir un emploi stable sont aujourd’hui les deux attentes majeures des salariés tous pays confondus. Pour les Français, la première priorité est également d’être mieux payé (exprimé par 42% des salariés français par rapport à une moyenne internationale de 38,2%).
La deuxième priorité exprimée par les salariés français est la stabilité de l’emploi, sachant qu’ils sont 55% à penser qu’ils auraient du mal à retrouver un emploi équivalent s’ils perdaient le leur aujourd’hui.

Pour les auteurs de l'enquête, il est intéressant de noter que si l’on observe l’évolution de ces résultats depuis 10 ans, un recentrage des attentes prioritaires des salariés français s’opère vers la rémunération et la stabilité de l’emploi. Depuis 2003, ces deux éléments ont gagné respectivement 6 et 9 points, les hissant ainsi au sommet de la hiérarchie des priorités professionnelles devant l’intérêt du travail et les responsabilités exercées.

mercredi 2 mai 2012

Responsabilité sociale et environnementale : obligation de transparence pour les entreprises

Article du site http://www.lemoniteur.fr (30/04/2012) :

Le décret relatif aux obligations de transparence en matière sociale et environnementale, pris en application de l’article 225 de loi « Grenelle 2 », est enfin paru au Journal officiel du 26 avril 2012.

Après une longue attente, le décret n° 2012-557 du 24 avril 2012 relatif aux obligations de transparence en matière sociale et environnementale, pris en application de l’article 225 de loi «Grenelle 2», est enfin paru.

Comme le souligne Patrick Jolivet, responsable de la recherche BMJ ratings et président du groupe de travail "Reporting et affichage environnemental" de l’association OREE, cette parution arrive avec «un an et demi de retard sur le calendrier initialement prévu ; un an et demi d’intenses débats et de positions variées, voire d'antagonistes entre les syndicats de salariés, ONG, organisations professionnelles, organisations représentatives des entreprises etc. » Ce texte vise deux objectifs : étendre l’obligation de reporting social et environnemental à toutes les entreprises, hors PME, et renforcer la crédibilité des informations publiées.

Une entrée en vigueur échelonnée

Sur le premier point, cette obligation s’appliquera à toutes les entreprises mais selon un calendrier échelonné. Les premières à ouvrir le bal seront les entreprises cotées, déjà concernée par la publication de telles informations dans le cadre la loi « NRE », et les entreprises non cotées dont le total du bilan ou le montant net du chiffre d‘affaires dépasse 1 milliard d’euros et employant plus de 5000 salariés (exercice 2012). L’obligation s’appliquera ensuite aux entreprises non cotées dont le total du bilan ou le montant net du chiffre d‘affaires dépasse 400 millions d’euros et employant plus de 2000 salariés (exercice 2013) puis aux entreprises non cotées dont le total du bilan ou le montant net du chiffre d‘affaires dépasse 100 millions d’euros et employant plus de 500 salariés (exercice 2014). Le décret fixe la liste des informations exigées et prévoit une liste d’informations complémentaires pour les seules entreprises cotées.

Validation par un tiers indépendant

Le décret précise par ailleurs que la vérification des informations publiées devra être effectuée par un organisme tiers indépendant accrédité. Ce dernier rendra un avis motivé sur la sincérité des informations et sur les explications données par la société sur l’absence de certaines informations le cas échéant. « Nous restons avec le décret actuel dans la qualification des grands enjeux de responsabilité sociale des entreprises, non dans la comparaison de données », regrette toutefois Patrick Jolivet.