mardi 3 février 2015

Infographie: la durée de vie des déchets dans la nature

Article du site www.toolito.com (29/01/15)
Rédigé par Florian Colas

A quelle allure se décomposent naturellement nos déchets ?

590 kg. Ce chiffre représente le poids annuel des déchets ménagers et assimilés par personne au niveau national. En 40 ans, nos déchets ménagers ont donc été multipliés par plus de deux. Ces déchets ne cessent d’augmenter et leur recyclage nous coûte pas moins de 10 milliards d’euros chaque année en France.

Pourtant, il faut recycler plus, ou produire moins d’emballage et autres matières qui se retrouvent dans nos poubelles et dans la nature. Au sens strict de la loi, un déchet est défini comme « tout résidu d’un processus de production, de transformation ou d’utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon ». C’est à dire à peu près tout ce que l’on laisse dans la nature.

Grâce à cette infographie, vous allez voir que certains déchets sont biodégradables et disparaissent rapidement dans la nature sans trop l’affecter. D’autres sont plus longs à se dégrader et mettent plusieurs années avant de disparaître. Mais quelques déchets, que l’on nomme « déchets ultimes » sont réellement inutilisables et ne sont plus susceptible d’être traités, et doivent être stockés pour éviter des pollutions de l’environnement.

"le meilleur déchet, c’est celui que l’on ne produit pas

Crédit de l’image: L’aujarguette
Durée de vie des déchets dans la nature, infographie

Pour plus de précisions et davantage de données, nous avons classé par durée de vie les déchets qui se dégradent et se décomposent naturellement du plus rapidement au plus lentement. Vous allez voir que certains déchets ne mettent que quelques semaines tandis que d’autres peuvent prendre plusieurs milliers voire millions d’années avant de disparaître.
Combien de temps les déchets mettent à se dégrader dans la nature ?

Papier toilette : 2 semaines à 1 mois
Trognon de pomme : 1 à 5 mois
Mouchoir en papier : 3 mois
Pelure de fruit : de 3 à 6 mois
Brique de lait : jusqu’à 5 mois
Allumette : 6 mois
Papier journal : de 6 à 12 mois

Ticket de bus ou de métro : environ 1 an
Gant ou chaussette en laine : 1 an
Mégot de cigarette : de 1 à 2 ans (1 seul mégot peut polluer 500 litres d’eau ou 1m3 de neige)
Filtre de cigarette : 1 à 5 ans
Papier de bonbon : 5 ans
Chewing-gum : 5 ans
Huile de vidange : 5 à 10 ans

Canette en aluminium : de 10 à 100 ans
Planche en bois (recouverte de peinture) : 13 à 15 ans
Césium 137 : 30 ans
Boîte de conserve : 50 ans
Récipient en polystyrène : 50 ans
Objet en polystyrène : 80 ans
Canette en acier : 100 ans
Pneu en caoutchouc : 100 ans
Briquet en plastique : 100 ans
Cartouche d’encre : 400 à 1000 ans
Boîte en aluminium : 100 à 500 ans
Pile au mercure : 200 ans
Couche jetable : 400 à 450 ans
Serviette ou tampon hygiénique : 400 à 450 ans
Sac en plastique : 450 ans
Filet de pêche moderne : 600 ans

Bouteille en plastique : 100 à 1000 ans
Carte téléphonique : 1000 ans
Polystyrène expansé : 1000 ans
Forfait de ski : 1000 ans
Polystyrène expansé : 1000 ans
Verre : 4 à 5000 ans

Durée de vie des déchets nucléaires (les pires) :

Iode 131 : 8 jours
Iode 125 : 2 mois
Radium 226 : 1600 ans
Carbone 14 : 5730 ans
Plutonium 239 : 24 000 ans
Potassium 40 : 1,3 milliard d’années
Uranium 238 : 4,5 milliards d’années

La diminution de la pollution commence par la réduction des déchets et par le recyclage. Pensez-y avant de prendre un sac plastique au supermarché ou avant de jeter quelque chose dans la nature.

mercredi 28 janvier 2015

Conseiller à la sécurité pour le transport de marchandises dangereuses par Route (CSTMD) : Passer l'examen de conseiller en 2015

« Chaque entreprise dont l'activité comporte le transport de marchandises dangereuses par route, ou les opérations d'emballage, de chargement, de remplissage ou de déchargement liées à ces transports, désigne un ou plusieurs conseillers à la sécurité, nommés ci-après "conseillers", pour le transport de marchandises dangereuses, chargés d'aider à la prévention des risques pour les personnes, les biens ou l'environnement, inhérents à ces activités. »
Chap 1.8.3.1 de l’ADR, du RID et de l’ADNR 

  • Examen initial du 29 avril 2015 inscriptions ouvertes- Fin des inscriptions le 29 janvier 2015
    Examen suivant le 21 octobre 2015
  • Examen de renouvellement du 29 avril 2015 : inscriptions ouvertes- Fin des inscriptions le 29 janvier 2015
    Examen suivant le 21 octobre 2015
ATTENTION ! Il n'existe plus de dossier papier, il faut dorénavant s'inscrire directement en ligne sur le site du CIFMD : www.cifmd.fr

 
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lundi 26 janvier 2015

L'Ademe souligne le fort effet incitatif de l'indemnité kilométrique pour les vélos

Article du site www.actu-environnement.com (23/01/15) : 
Rédigé par Laurent RADISON

Les résultats de l'expérimentation menée courant 2014 arrivent à point nommé. Le Parlement est appelé à se prononcer sur l'instauration du dispositif dans le cadre de la loi sur la transition énergétique.

 L'Ademe souligne le fort effet incitatif de l'indemnité kilométrique pour les vélos
 
L'Ademe vient de publier une première évaluation de l'expérimentation d'une indemnité kilométrique vélo menée auprès de 18 entreprises volontaires entre les mois de juin et novembre 2014. Cette expérimentation avait été annoncée dans le cadre du plan vélo présenté en mars dernier par le Gouvernement. Elle fait suite à une étude réalisée par la coordination interministérielle pour le développement de l'usage du vélo (Ciduv).
L'analyse de l'expérimentation, financée par l'Ademe et copilotée par la Ciduv qui s'est appuyée sur le bureau d'études Inddigo, a procédé à l'évaluation de trois indicateurs : les impacts sur la pratique du vélo, les impacts sur la santé au travail et, enfin, les conditions de mise en œuvre de l'indemnité kilométrique au sein des entreprises.
Les principales règles retenues pour l'expérimentation étaient les suivantes : un paiement de l'indemnité donnant lieu à cotisations sociales et fiscales pour les entreprises comme pour les employés, un montant fixé à 25 centimes par kilomètre (soit entre 40 et 43 c/km chargés pour l'employeur), une indemnité non cumulable avec le remboursement des abonnements de transports collectifs sauf si le trajet était multimodal, et l'exclusion des trajets effectués à vélo en libre-service.
 
Les modalités de l'expérimentation L'expérimentation a porté sur plus de 10.000 salariés au total. La moitié de l'échantillon d'enquête (4.928 salariés) était représenté par la société d'assurance MMA, implantée sur les sites du Mans, Lyon, Strasbourg et Chartres. Les autres entreprises de tailles variées (dont l'Ademe et Inddigo), étaient "assez bien réparties" sur le territoire et sur des secteurs d'activités diversifiés. La part modale vélo de départ était de l'ordre de 2,1%, représentative de la moyenne nationale.
 
Un doublement du nombre d'usagers
"La mise en place de l'expérimentation sur six mois a permis de doubler le nombre d'usagers du vélo et d'augmenter de 50 à 70% la part modale du vélo", constate l'Ademe, qui souligne par conséquent "l'effet d'entraînement sur la pratique par l'approche financière". L'enquête montre toutefois un impact fortement différencié selon l'attractivité du réseau de transport en commun existant : l'augmentation de la pratique constatée n'a été que de 5% en Ile-de-France. "L'indemnité kilométrique (…) entre en concurrence avec le système de remboursement des abonnements aux transports collectifs", en déduisent les auteurs de l'étude.

Au delà de certaines différences constatées en termes de genre (plus d'hommes parmi les nouveaux cyclistes) et d'âge (35-55 ans surreprésentés), l'étude fait ressortir certains freins à l'usage du vélo : la météo et les impacts sur le temps de travail, mais aussi le plafond de l'indemnité financière, que la plupart des entreprises avaient choisi de fixer entre 30 et 50 euros par mois et par employé. Ce qui confirme le fort impact de l'incitation financière, bien que les nouveaux convertis mettent plus facilement en avant les bienfaits pour la santé que l'avantage financier.

Un impact sanitaire, qui ne doit toutefois pas être négligé puisque l'expérimentation montre que l'indemnité kilométrique permet de réduire de moitié le nombre de personnes ayant une activité physique insuffisante et aurait également un impact sur l'augmentation de la pratique du vélo en dehors des déplacements domicile-travail. Soit un potentiel considérable de réduction des dépenses de santé publique.

Faible report modal depuis la voiture
"L'efficacité du report modal depuis la voiture particulière reste à démontrer", nuance toutefois l'étude. Avant l'expérimentation, l'essentiel des nouveaux cyclistes se rendaient au travail en transports collectifs (54%) ou en voiture particulière (19%). Mais le report modal depuis la voiture reste faible compte tenu de la forte proportion des employés qui étaient auparavant en covoiturage. Pour autant, un grand nombre d'automobilistes s'étaient déclarés intéressés par le dispositif, relèvent les auteurs de la synthèse, qui en déduisent que la période d'expérimentation était sans doute trop courte et l'intérêt financier insuffisant pour franchir le pas.
En ce qui concerne la mise en œuvre du système, les entreprises déclarent n'avoir constaté aucun abus dans les déclarations des salariés. Nombre d'entre elles ont en revanche souligné les lourdeurs administratives liées à l'intégration de la prime au système de rémunération de chaque salarié adhérent. "Une exonération des cotisations sociales et fiscales et un versement au même titre que pour le soutien à l'abonnement transport permettrait de réduire en partie ces contraintes", estime l'Ademe. D'autant plus que le poids financier de la mesure est également pointé par certaines entreprises qui, de ce fait, ont émis des réserves sur la poursuite de l'expérimentation.

Enjeu financier du dispositif
Le coût du dispositif est en effet déterminant dans la décision ou non de l'instaurer. L'étude du Ciduv avait démontré "son intérêt économique mais aussi son coût immédiat", rappelle l'Ademe. Non seulement pour les entreprises mais aussi pour les pouvoirs publics. D'une part, parce que ces derniers sont aussi des employeurs, mais aussi parce qu'il était proposé d'exonérer de cotisations sociales et fiscales les sommes versées. L'augmentation de la part modale du vélo liée à l'instauration de l'indemnité est donc un enjeu important, d'autant que cette dernière pourrait être cumulée avec le remboursement de l'abonnement de transport.

En tout état de cause, tant les parlementaires que le Gouvernement vont devoir rapidement trancher. Le projet de loi de transition énergétique, tel que voté en première lecture par l'Assemblée et que le Sénat va examiner à compter du 10 février, prévoit en effet la création de l'indemnité kilométrique dans le code du travail et dans le code de la sécurité sociale. Pour inciter les entreprises à mettre en place cette indemnité, "par nature facultative", précisent les auteurs de l'amendement, il est prévu une réduction de cotisations sociales, dans la limite d'un montant défini par décret. Ces derniers proposent également, au bénéfice des salariés cette fois, une déduction des sommes correspondantes de l'assiette de l'impôt sur le revenu.

La Fédération des usagers de la bicyclette (Fub) a salué dans cette mesure "une avancée significative", tout en regrettant son application différée à juillet 2015 et en émettant le vœux que les décrets d'application, qui doivent notamment fixer le montant de l'indemnité, ne réduisent pas la portée du dispositif. "Le bénéfice écologique du vélo dans la circulation urbaine est un fait acquis", insiste la fédération, contrairement aux voitures électriques ou hybrides "qui ne font que déplacer les problèmes de pollution vers les sites de production d'électricité et entérinent un encombrement abusif de l'espace public".

lundi 5 janvier 2015

Les grandes entreprises doivent réaliser un audit énergétique avant fin 2015

Article du site www.actu-environnement.com (9/12/2013)
Rédigé par

Les entreprises dont l'effectif excède 250 personnes, ou dont le chiffre d'affaires dépasse 50 millions d'euros, ou dont le total de bilan excède 43 millions d'euros, devront réaliser un audit énergétique de leurs activités avant le 5 décembre 2015. L'audit devra être renouvelé ensuite tous les quatre ans. Le décret qui fixe ces seuils est paru le 7 décembre au Journal officiel.

Cette obligation résulte de la directive du 25 octobre 2012 relative à l'efficacité énergétique. Elle a été transposée par la loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit de l'Union européenne dans le domaine du développement durable (Ddadue).

Un deuxième décret mettant en œuvre cette obligation est encore attendu. Il doit notamment définir les modalités de reconnaissance des compétences et de l'indépendance des auditeurs, ainsi que les modalités de transmission des données de l'audit à l'Administration.

lundi 8 décembre 2014

Consommation durable et Typologie de consommateurs 2013 – PLUS RADICAUX ET IMPATIENTS !

Article du site www.blog-ethicity.net (18/09/13) : 

Le débat actuel sur la transition énergétique pose la question de notre consommation et de nos modes de vie. Ethicity dans sa contribution au débat rappelait en avril dernier la prise de conscience et la volonté de changement et d’action des français pour une consommation plus responsable. 
 
Pour mieux comprendre les motivations et leviers de changement de comportement des français, Ethicity présente aujourd’hui une analyse plus fine des résultats de son étude[1] à travers une typologie de 8 groupes de consommateurs et son évolution par rapport à 2011.

La fin du Déni ?
Alors qu’en 2011 et 2012, nous estimions à un tiers la population totalement imperméable aux enjeux et solutions pour une consommation plus responsable, on observe cette année une augmentation du niveau de conscience dans tous les groupes avec le rattrapage et l’augmentation de la perméabilité des types les moins sensibles et engagés. En effet, la perte de confiance dans les politiques et les entreprises/les marques, le besoin d’essentiel et d’être rassurés sur les fondamentaux des produits (sécurité, qualité, traçabilité) touche tout le monde et laisse de moins en moins de personnes indifférentes. La moyenne des français bascule vers une attente de l’autrement et croit en la nécessité du développement durable. On observe d’ailleurs une plus grande hétérogénéité socio-culturelle dans les groupes, notamment chez les plus impliqués.

Ces phénomènes illustrent un cycle d’intégration du développement durable dans les habitudes des français, car avec la fin du déni, vient le début de l’action pour ceux qui étaient moins engagés.

Les plus engagés s’impatientent et se radicalisent…

Les éclaireurs réactifs (de 10% à 10.5%)
 Le développement durable est pour eux une réalité très concrète : ils sont toujours inconditionnels et encore plus engagés qu’avant, notamment en faveur de la justice sociale. Ils agissent davantage dans leur consommation que ce soit pour récompenser les bonnes pratiques ou sanctionner les mauvaises. Ils veulent que l’information circule et sont des influenceurs critiques et plus pessimistes.
En effet, d’après notre analyse de 5 secteurs : Ils consomment plus de produits issus de l’agriculture biologique (alimentaires, produits d’hygiène), utilisent plus de marques vertes (produits d’entretien) et d’éco-recharges.

Les verts-bâtisseurs impatients (de 9.4% à 11.3%)
Ils sont plus contraints financièrement dans leur consommation et attendent donc un changement rapide et des solutions pour pouvoir agir quand même à leur niveau : des prix plus bas des produits verts, plus de choix. Ils agissent par le consommer malin : consomment des produits de saison, des produits d’occasion. Ils privilégient une consommation de qualité plutôt que de quantité, avec des produits meilleurs pour la santé et respectueux de l’environnement. Ils se rapprochent des éco-restreints et il y a un danger qu’ils finissent par basculer dans le pessimisme si rien n’est fait.
En effet, d’après notre analyse de 5 secteurs : ils consomment un peu plus d’aliments bio, mais moins de marques vertes (produits d’entretien) qui perçues comme chères, et sont toujours plus que la moyenne des français à vouloir une voiture hybride ou électrique.

Les bio-beaux exigeants (de 14% à 12.4%)
Privilégiés, à l’aise dans notre société actuelle, ils recherchent le bien-être et sont très attentifs à leur santé. Ils agissent moins qu’avant (économies d’énergie, tri), ils ne se privent pas et leur consommation reste stable. Ils consomment toujours autant mais plus de produits durables car ils veulent des produits sûrs et de qualité. Ils ont, de ce fait, beaucoup d’attentes en matière d’information globale et de produits afin de faire les meilleurs choix.
En effet, d’après notre analyse de 5 secteurs : ils consomment plus de produits alimentaires issus de l’agriculture biologique, mais font peu attention aux économies d’énergie, d’eau et au tri sélectif.

Les bonne-conduite optimistes (de 6.6% à 7.3%) 
Un groupe stable et âgé, ils sont toujours exemplaires, et attentifs à l’éthique, à la recherche des bonnes actions à accomplir. Ils croient en l’avenir de notre société, mais sont très préoccupés par le chômage et la crise du pouvoir d’achat. Ils sont devenus encore plus radicaux dans leurs convictions, et utilisent leur consommation comme moyen d’action pour lutter contre les problèmes de société. Ils consomment malin et privilégient les circuits courts, les produits locaux et les produits de saison.

… d’autres prennent davantage position

Les perméables pragmatiques (de 9.3% à 11.9%)
Groupe qui progresse le plus, ils sont plus préoccupés par le sujet qu’avant. Ils ont été sensibles aux campagnes de sensibilisation et veulent encore plus d’information. Plutôt dans l’action ciblée et concrète, ils acquièrent les gestes et la motivation pour agir sur ce qui est à leur niveau (local, impact sur l’emploi, répartition plus juste de la valeur). Ils ont compris qu’il fallait gérer leur consommation et l’utilisent au profit des enjeux sociaux et locaux.

Les minimiseurs réveillés (de 17.9% à 17.1%)
Alors qu’ils étaient dans le déni, ils ont pris conscience de la nécessité du développement durable. Cependant, ils restent très méfiants dans l’information et les produits qui leurs sont proposés, surtout par les grandes entreprises. La société de surconsommation les énerve et ils préfèrent la qualité et la durabilité plutôt que la quantité. Ils restent dans la déconsommation car ils commencent à souffrir financièrement, mais essayent d’agir notamment en achetant local et en évitant le gaspillage.

Certains ne changent pas

Les consophages toujours (de 17.2% à 14.1%)
Ils sont un peu plus conscients de la nécessité de réformer les choses, mais ils ne se sentent pas concernés et n’agissent pas au quotidien dans ce sens. Nostalgiques, ils recherchent la simplicité d’avant et les prix bas. Ils restent dans la possession et ne veulent pas faire de sacrifices, même s’ils ont moins peur de manquer. Ils sont moins frustrés et plus optimistes qu’avant.

La fatigue des éco-restreints !

Les Eco-restreints fatigués (de 15.6% à 15.3%)
Leur nombre est stable, mais ils ressentent de plein fouet les effets de la crise, se marginalisent et rejettent complètement le développement durable. Anxieux et proches des préoccupations matérielles, les seuls efforts qu’ils s’autorisent sont ceux permettant de faire des économies (énergie, eau, gaspillage). Ils ont une sensibilité forte à tout ce qui touche au vivant et à la biodiversité, mais démotivés et très pessimistes et n’ont plus le temps ni l’énergie à consacrer à ces problématiques.

En conclusion, sur fond de prise de conscience, on observe un double mouvement dans une société en transition : contraction, nervosité, et aspiration au changement. A l’heure où le mobile et les réseaux permettent l’accès à tous à l’information, l’enjeu aujourd’hui est de réussir à répondre au besoin qu’ont les français de retrouver du lien, qu’il soit social, avec la nature ou avec l’origine des produits.

[1] Résultats de l’enquête Ethicity menée par Kantar Media Intelligence auprès d’un panel représentatif de la société française de 3577 individus âgés de 15 à 74 ans. Enquête terrain auto-administrée par voie postale du 21 février au 14 mars 2013. Utilisation de l’échantillon SIMM / TGI  2012 en Access Panel. En partenariat avec Aegis Media Solution.