jeudi 20 septembre 2012

Viamétiers lance un dispositif de mobilité externe individuelle et collective

Article du site http://www.focusrh.com (13/09/2012) 

 

L’organisme de formation Viamétiers propose aux entreprises d’intégrer dans leur politique RH, une démarche active d’accompagnement du salarié dans sa reconversion professionnelle. Comment ? En lançant un « Vis Ma Vie », version professionnelle, pour découvrir plus de 200 métier.


Démotivation, envie de changement du salarié, inadéquation homme/poste, essaimage, changement de métier, plan de sauvegarde de l’emploi... Dans de nombreuses circonstances, l’entreprise est amenée à faire face au départ de salariés. Pour répondre à ces situations, Marc Gesbert, fondateur de l’organisme de formation Viamétier, organise pour les salariés et demandeurs d’emploi des parcours sur-mesure de 2 à 5 jours pour découvrir les coulisses d’un métier.« On peut essayer une voiture avant de l’acheter. On a rarement l’occasion de faire la même chose pour son travail. Pourtant, le choix est plus important », explique Marc Gesbert. Constatant qu’il n’existait aucune solution pratique pour découvrir un métier, cet ancien ingénieur, lui-même reconverti, a voulu proposer un concept qui réponde à une attente réelle.

En passant quelques jours en immersion totale au côté d’un professionnel confirmé, passionné et pédagogue, membre du réseau développé par Viamétier, la personne est plus à même de découvrir toutes les facettes du métier, de tester ses aptitudes, sa motivation et de connaître les compétences nécessaires à maîtriser. « Un grand nombre de personnes souhaitent ou sont contraintes à changer de métiers mais ont du mal à faire le premier pas. En les accompagnant dans leur démarche, nos consultants carrière les aident à faire ce premier pas, à bâtir leur plan d’action et augmenter leur chance de réussite », ajoute Marc Gesbert. Une approche efficace puisque 70 % des stagiaires Viamétiers se lancent dans leur reconversion professionnelle à la suite du stage d’immersion. De conseiller en énergie solaire à paysagiste, en passant par gérant de spa ou chef de cuisine, la liste des métiers à tester est sans limite puisqu’elle s’enrichit quotidiennement en fonction des demandes.

« Dans notre contexte de Plan de Sauvegarde de l’Emploi, Viamétiers a été un partenaire très utile pour accompagner la reconversion de certains de nos salariés dans le cadre de reprises d’entreprises individuelles ou artisanales. Les parcours ont été très appréciés car ils ont permis aux salariés d’acquérir, avant leur formation, une bonne connaissance de leur futur environnement pour une passation efficace », souligne Frédérique Perrin-Bonnet, chargée de formation/reconversion chez Freescale. A ce jour, les entreprises ont financé un parcours Viamétiers à près de 300 de leurs salariés.

Plus d'infos sur le site www.viametiers.fr

lundi 17 septembre 2012

Conférence environnementale : les mesures et les oublis

Jean-Marc Ayrault a présenté la « feuille de route » de son gouvernement pour engager la « transition écologique ». Terra eco dresse la liste des mesures annoncées et des grands absents du discours du Premier ministre.

Ce samedi, en clôture de la conférence environnementale, Jean-Marc Ayrault a remis l’écologie au cœur de son discours : « Ma conception est que l’écologie n’est pas un frein ou une contrainte ; elle est un puissant levier de croissance, de compétivité de nos entreprises et d’amélioration de notre bien-être collectif (…) Contrairement à ce que chacun a pu observer au cours de la période passée, la volonté politique de faire face aux défis du développement durable ne faiblira pas. Je m’en porte aujourd’hui garant. »

 

Transition écologique

Cette conférence devait fixer les termes du « grand débat » sur la transition énergétique. Celui-là s’ouvrira « dans les prochaines semaines » a déclaré le Premier Ministre sans mentionner de date. Au terme de ce débat, une projet de loi sur la transition énergétique sera présenté au parlement « avant l’été 2013 ». Mais d’ores et déjà le premier Ministre a annoncé des mesures immédiates.

- La tarification progressive de l’énergie. Le gouvernement s’est contenté de soutenir la proposition de loi émise par le député socialiste François Brottes. Si la loi entre en vigueur, chaque ménage serait ainsi doté d’un volume de kilowatts/heure à un tarif de base inférieur au tarif de base actuel (de 3 à 10%). Ensuite trois niveaux de bonus/malus seraient appliqués en fonction de la consommation d’énergie : « basique », « confort » et « gaspillage ». Mais en attendant la mise en place de cette tarification au 1er janvier 2014 - si tout va bien - le gouvernement entend étendre le tarif social « à 4 millions de ménages modestes, soit plus de 8 millions de personnes, alors qu’aujourd’hui, il ne concerne qu’un million de ménages. » Les critères pour avoir le droit à ce tarif sont encore à définir, selon l’entourage du premier Ministre.

- Les véhicules : « Dans dix ans, nous devrons disposer de véhicules consommant 2 litres d’essence pour 100 km ». Soit un niveau quatre fois plus faible que la consommation moyenne du parc automobile actuel. Aucune mesure de pénalité pour les carburants diesel, gros producteurs de particules fines.

- La rénovation thermique du parc immobilier : L’ambition du gouvernement est forte : 1 million de logements (neufs et anciens confondus) devraient être rénovés chaque année. Problème : les financements manquent pour ce grand chantier. Le gouvernement a donc imaginé un système de tiers-financement. En clair, des sociétés de portage pourraient prêter aux particuliers qui voudraient engager ces rénovations et les mensualités de remboursement seraient annexés aux économies d’énergie réalisées, a précisé Matignon. Enfin, un « Un guichet unique de la rénovation » sera mis en place pour conseiller les ménages.
Le Président l’avait annoncé. La centrale de Fessenheim sera bel et bien fermée en 2016 mais il faudra conserver les emplois. Résultat : « une personnalité chargée d’engager la concertation sur la reconversion du site » sera nommée par Jean-Marc Ayrault « dans les semaines qui viennent ». Pas plus de précision.
Pour encourager les énergies renouvelables, les « procédures administratives » seront simplifiées. En attendant, un appel d’offres sera landé d’ici décembre pour « la création d’un parc éolien au large du Tréport et de Noirmoutier » .

Biodiversité

- L’agence nationale de la biodiversité Les ONG l’attendaient depuis 2007, la voilà enfin : elle sera créée en 2013, a souligné le premier Ministre. Mais de sa mission spécifique, point de précision. Delphine Batho (ministre de l’Ecologie) et Stéphane Le Foll (ministre de l’Agriculture) devront fixer « son périmètre et ses moyens ».

- L’artificialisation des sols. « Le gouvernement souhaite mettre un frein, au niveau national, à l’artificialisation nette des espaces agricoles et naturels », a souligné le premier Ministre. Le projet devrait être précisé dans le projet de loi concocté par la ministre du Logement Cécile Duflot début 2013. Les ONG, elles réclamaient 0% d’artificialisation nette en 2025. Le Medef était restait circonspect. « On doit d’abord se mettre d’accord sur ce que veut dire l’artificialisation des terres », a déclaré Laurence Parisot. « On ne va pas balancer une annonce sur le 0% d’artificialisation comme ça dans la nature, souligne-t-on dans l’entourage du premier Ministre. Les élus et les industriels ne sont pas prêts à ça. » Pas de remise en cause en revanche du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Pourtant selon Yannick Jadot : « Quand les ressources budgétaires sont restreintes, ce n’est pas vraiment dans l’intérêt général de dépenser des millions d’euros d’argent public dans un projet aussi contesté ».

- L’agriculture : Trois mesures ont été annoncées par le premier Ministre : maintien du moratoire sur la mise en culture des OGM, lancement d’un plan en faveur de l’agriculture bio et interdiction des épandages aériens de pesticides, sauf « en l’absence de solutions alternatives ».

- Les agrocarburants. Les agrocarburants posent problème puisqu’ils entrent en concurrence avec la production alimentaire ? Le gouvernement va demander à l’Europe « une pause dans le développement des biocarburants de 1ère génération ».

Risques sanitaires

Sur ce dossier, peu de décisions concrètes. Le premier Ministre entend simplement « soutenir l’effort de recherche », protéger « les publics sensibles » et « diminuer les inégalités environnementales ». Il se contente aussi de soutenir un processus déjà enclenché à travers la proposition de loi du député PS Gérard Bapt et qui concerne l’interdiction totale du Bisphénol A.

Fiscalité écologique

Pas de retour sur le tapis d’une Contribution climat énergie. Pourtant un « consensus » s’était dégagé à la table ronde sur l’existence de cette contribution mais non « sur ses modalités », selon Yannick Jadot, député européen EELV. Dans le discours du Premier ministre, seule une « augmentation de la Taxe générale sur les activités polluantes » devra faire partie de la prochaine loi de finances. Evoquée aussi, l’augmentation du malus automobile dont le seuil sera rabaissé à 5g de CO2 par km.

Gouvernance

Le gouvernement joue sur la force des mots et transforme le « Conseil national du développement durable et du Grenelle de l’environnement » en « Conseil de la transition écologique », son nouveau credo. Ce Conseil abritera les 6 instances de la conférence environnementale : ONG, syndicats, patronat, parlementaires, élus et autres personnes morales. L’Etat aussi entend élargir la nécessité pour les entreprises de faire un « rapport de responsabilité sociale et environnementale ». Elle ne s’appliquera pas seulement aux sociétés cotées mais touchera les entreprises en fonction de leur taille.

jeudi 6 septembre 2012

Neuchatel mesure la lumière résiduelle

Article du site www.environnement-magazine.fr (05/09/2012) :

Mesurer l’éclairage d’une ville la nuit, c’est bien. Mais le canton de Neuchâtel, en Suisse, va encore plus loin en mesurant la lumière résiduelle – jardin, enseignes, etc.

Le survol des trois villes du canton suisse de Neuchatel a eu lieu les nuits du 27 et du 28 août 2012. Selon un procédé désormais bien rodé, un hélicoptère équipé par Altilum a survolé les villes pour mesurer la pollution lumineuse s’échappant vers le ciel, afin d’optimiser le système d’éclairage public du canton. Les résultats de cet « audit lumino-environnemental nocture », selon l’expression de Viteos, l’entreprise responsable de l’éclairage public du canton, vont permettre d’estimer les zones sous- ou sur-éclairées, et de régler plus finement l’éclairage public.

L’originalité de cette opération tient au fait qu’un deuxième survol aura lieu, après extinction de l’éclairage public. Objectif : mesurer la pollution lumineuse due aux enseignes, aux panneaux routiers, à l’éclairage des ménages et des jardins. Pour cela, l’éclairage a été éteint une vingtaine de minutes. Cette mesure est une première, aucune collectivité française n’ayant encore envisagé ce type d’analyse différentielle, note Altilum.

Plus que deux mois pour participer au concours « Villes et Villages Étoilés »

Article du site http://www.journal-des-communes.fr (05/09/2012) :

Les communes ont jusqu’au 1er novembre pour participer à ce concours gratuit et ouvert à toutes, destiné à promouvoir le respect de l’environnement nocturne, les économies d’énergie et des dépenses publiques, une meilleure qualité de la nuit pour une meilleure qualité de la vie et du sommeil.

Les communes les plus méritantes reçoivent le label Villes et Villages Etoilés, allant d’une à cinq étoiles, selon les progrès qu’elles ont accomplis dans leur démarche volontaire en faveur de la préservation de leur environnement nocturne.

Ce label est attribué sur la base de l'évaluation des installations et de l'organisation de l'éclairage public dans les communes, mais aussi des actions de sensibilisation aux différents enjeux liés à la qualité de la nuit. Les candidates labellisées pourront valoriser cette distinction grâce à des panneaux standardisés aux entrées de la commune.

Les lauréates reçoivent également un diplôme individualisé, remis publiquement, accompagné d’un bilan indicatif de leur gestion de l’éclairage public avec des conseils personnalisés pour progresser.

« Pour la quatrième édition de notre concours, nous avons reçu le soutien des Parcs Naturels Régionaux, des Parcs Nationaux, de la LPO, des Ecomaires et du Ministère de l’Ecologie du Développement Durable et de l’Energie ; nous nous réjouissons de leur implication » indique l’ANPCEN.

Comment participer ?
Il reste deux mois aux communes postulantes pour s’inscrire, avant le 1er novembre. Un questionnaire doit être rempli en ligne sur le site du concours www.villesetvillagesetoiles.fr (via l’icône "inscription"). Pour aider à préparer les données avant l’inscription en ligne, une version du questionnaire est aussi téléchargeable, par les maires et/ou les services techniques et/ou environnementaux des villes candidates.

mercredi 5 septembre 2012

Un guide pour aider les entreprises à éviter le "greenwashing"

Article du site www.entreprises.ouest-france.fr (05/09/2012) :

"Dès lors que les "autodéclarations écologiques" sont possibles, les dérives le sont aussi", note l'Ademe dans le guide publié à l'intention des entreprises qui veulent être vraiment éco-responsables.
L'agence relève ainsi les messages "illégitimes" qui font croire qu'un produit est écologique, alors qu'il ne l'est que très partiellement, tels que les faux labels, les preuves inexistantes, la pseudo-innovation...
Elle propose des tests aux annonceurs et aux agences pour permettre d'évaluer la qualité environnementale du produit ou service, de voir si elle est suffisante pour permettre l'utilisation de l'argument écologique et de vérifier que le message respecte "les grands principes d'une communication responsable".

"Information claire"

Quant au message lui-même, il lui faudra fournir une information "claire" sur l'avantage écologique présenté par le produit, avec des preuves "sérieuses". Les logos et visuels doivent être "sans ambiguïté".
Comment vérifier si le message est éco-responsable ? Par exemple, pour un 4X4 qui émet 170g de CO2 au km, "vous pouvez mettre en avant sa performance en matière d'émissions de CO2 par rapport aux autres 4x4, mais en aucun cas dire que ce véhicule est plus écologique, car il reste très émissif".

Ce n'est pas écolo d'inquiéter les consommateurs

C'est aussi un comportement non-écologique que d'"inquiéter sans raison valable ou de manière polémique le consommateur sur la qualité de l'eau courante pour vendre un filtre à eau ou de l'eau en bouteille".
Non écologique encore d'inciter à gaspiller, à surconsommer - "à ce prix pourquoi faire attention à votre consommation de gaz ?" -, à dégrader - par exemple en représentant un véhicule roulant en pleine nature -, à banaliser la crise écologique, en disant: "Le réchauffement climatique va permettre de se mettre en maillot de bain toute l'année".

Le guide est consultable à l'adresse http://antigreenwashing.ademe.fr/